08 novembre 2007

Il est tard, gros boulet

Oui, il est complètement tard et je suis toujours dans un brouillard indéfini de choses alcoolisées que je ne saurais énumérer. Les cocktails, il y en avait un nombre impair. Les bières, je sais plus. Et je crois qu'en conséquence j'ai remué mon derrière sans retenue sur des musiques électroniques dans une mesure pour moi inhabituelle. Steve a bu la même chose, plus ou moins quelque chose de plus. J'ai dû le laisser là-bas à son insistance et son refus de coopérer à ma proposition de lui payer le taxi. Je me sens un peu coupable, mais pas trop, pasque de toute manière j'ai pris un taxi aussi pour arriver vite et ne pas avoir d'états d'âme.

caipirinhaLà où je me sens moins bien, c'est en pensant au contenu de la soirée. Parce que j'ai encore lamentablement raté une bonne occasion de me sortir de la mélasse, de changer mon ordinaire. Beuh. Car il y avait une brune agréable dans ma proximité dans la pénombre entretenue de cette after-work party. J'ai une faiblesse coupable pour les brunes, mais dois-je en faire état? Qu'elle m'a regardé tout le temps. Que je l'ai croisée en sortant et qu'elle m'a dit au revoir. Et que je n'ai rien fait. Du coup, elle a échangé les numéros de téléphone avec un allemand quelconque, une chemise blanche, du genre qui porte des Birkenstock au travail et dont le seul rêve est de partir en vacances dans le Tirol en camping-car. Et il la tripotait timidement au son de la musique et elle avait l'air de se faire chier. Et moi j'avais l'air con avec ma bière à la main à côté, à la regarder aussi, de temps en temps.

A ce point là, ça en devient maladif. Il faut que je fasse quelque chose, que je retourne voir le docteur M. ou que je prenne des psychotropes, je sais pas, mais ça peut plus durer comme ça. Je me donnerais des baffes, s'il n'était pas trop tard et si je n'avais pas une quantité respectable d'alcool dans le sang. Putain merde chuis trop con. Putain merde chuis trop con. Fait chier. Fait chier. Et demain il faut que je me lève pour des choses secondaires et corporatistes, des définitions précieuses de contenants vides. Je regarde la photo de mon Petit à moi, à côté de l'écran. Je me dis, je lui dis: "Tu sais, gamin, je t'aime plus que tout au monde, je donnerais ma vie pour toi et ces secondes précieuses où tu t'endors paisiblement sur mon épaule. Mais ça ne peut plus durer tel quel, il faut que ça change, il faut que je reprenne des choses en mains que jamais je n'avais réellement eu sous contrôle. Lapin, je ne t'abandonnerai jamais, mais maintenant, il faut que je me reprenne ou ça finira mal."

C'est triste et con, d'incriminer un petit garçon de même pas trois ans dans mon incapacité maladive à nouer des contacts. Le début de la fin, la fin du début. Je suis trop bourré pour savoir, à cet instant, mais cela ne m'enchante guère...

Posté par kookabura77 à 01:39 - - Commentaires [3] - Permalien [#]


Commentaires sur Il est tard, gros boulet

    Bon Nico tu prends ton courage à 2 mains (tu rajoutes même les 2 pieds si tu veux) et tu vas te trouver une belette, et que ça saute !! Bordel ! Même si il faut passer par la case "site de rencontre".

    Bisous.

    Posté par ~marion~, 10 novembre 2007 à 18:36 | | Répondre
  • L'inhibition est en toi...

    Posté par AchZeb, 10 novembre 2007 à 22:55 | | Répondre
  • ca sent la looze ici ou quoi??

    Posté par philou, 11 novembre 2007 à 21:24 | | Répondre
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